Oui au Parc Eolien de Bretagne Sud !

Communiqué de Stop Nucléaire 56 Trawalc’h relatif à la construction du parc éolien off-shore au large de Belle-Île et Groix.

La construction d’éoliennes terrestres et off-shore soulève de vifs débats depuis quelques années, notamment en opposant renouvelables et nucléaire. Il est donc important de noter que les projets en cours n’ont pas pour objet de remplacer le nucléaire mais de le compléter pour électrifier des usages Intelligence Artificielle, véhicules électriques, chauffage… avec pour objectif la relance de la croissance du PIB, croissance inquiétante qui a des limites imposées par notre terre.

Faute de pilotage réel de ces projets, ils sont soumis à la pression des lobbies : pêche industrielle, opérateurs, investisseurs, touristiques, immobiliers…

La taxe pêche due pour les projets réalisés à l’intérieur de la zone des 12 milles, et versée aux Comité Régionaux des Pêches (plusieurs millions d’euros), conduit à les rapprocher des côtes alors que l’éolien flottant a vocation à être implanté au large. Cela a des conséquences sur la pêche côtière et des impacts visuels importants.

Stop nucléaire 56 Trawal’ch, héritier du CRIN d’Erdeven qui a empêché la construction d’un réacteur nucléaire en 1975, héritier des luttes antinucléaires en Bretagne, de Plogoff, du Carnet… a toujours lutté contre le nucléaire civil et militaire en prônant des énergies renouvelables décentralisées et diversifiées, avec une décroissance énergétique.

Le débat engendré par les pronucléaires lors de leur opposition à l’éolien est souvent noyé dans un amalgame d’opinions :

  • Non l’électricité nucléaire n’est pas la moins chère du marché car on ne prend pas en compte leur coût de construction et leur démantèlement. Celui de Brennilis, 40 ans après son arrêt, n’est toujours pas finalisé. La construction de l’EPR Flamanville a coûté 23.7 milliards d’euros. De plus la France importe son uranium de l’étranger, en particulier de Russie ! Le coût de l’électricité du Parc éolien de Bretagne Sud sera de 86€/MWh quand celui du nucléaire est de 110€/MWh.
  • La déconstruction d’une éolienne n’a rien à voir avec le démantèlement d’une centrale nucléaire, ses dangers, ses accidents, ses déchets… Ses matériaux sont réemployables et recyclables.
  • Non l’énergie nucléaire n’est pas décarbonée : elle émet des gaz à effet de serre. La vapeur d’eau est le premier gaz à effet de serre. On peut aussi citer la chaleur émise par les réacteurs dont 60% part dans la nature. En 2022, on a dû arrêter la moitié du parc nucléaire à cause de la canicule, mais aussi parce que les eaux du Rhône avaient été réchauffées par les réacteurs au-delà d’une température permettant la survie de la faune aquatique.
  • Non, la production éolienne off-shore n’est pas intermittente mais prévisible avec un facteur de charge de 50% quand le nucléaire a un facteur de charge de 70%.

Toute production d’énergie a un impact sur l’environnement mais certaines présentent un risque et un danger inacceptable menaçant l’avenir de l’humanité : charbon, pétrole, gaz, nucléaire… Mal implantées, les éoliennes peuvent avoir des impacts négatifs sur les migrations d’oiseaux et sur les paysages.

Pour toutes ces raisons, Stop nucléaire 56 Trawalc’h est favorable à la réalisation du Parc éolien de Bretagne Sud, sous réserve d’un éloignement du parc au-delà de 30km afin de supprimer les gênes paysagères et de favoriser la pêche côtière, et sous réserve d’une gestion du parc associant les collectivités locales, les professionnels, les associations et les usagers.

Le CA de Stop nucléaire 56 Trawalc’h